InPROVE

O projeto InPROVE visa o reconhecimento das qualificações e a qualificação das competências através da abordagem VAE (Avaliação da Aprendizagem Prévia) nas Universidades argelinas. O projeto pretende desenvolver uma metodologia a seguir para a implementação da VAE pelo ensino superior e, em seguida, testar esta metodologia em alguns cursos de formação profissional. O InPROVE propõe-se permitir que os candidatos obtenham um diploma universitário imediato que valide a sua experiência profissional ou uma recomendação para melhorar determinadas competências que não tenham sido adquiridas através da obtenção de um diploma. O projeto pretende reforçar o diálogo e a compreensão mútua entre universidades e empresas, oferecendo aos académicos a oportunidade de pensar em termos de competências, um conceito ao qual as empresas são geralmente mais sensíveis.

Como principal resultado do projeto espera-se o desenvolvimento de uma metodologia a ser seguida para a implementação da VAE pelo ensino superior. Esta metodologia será posteriormente testada em formações profissionalizantes.    Do projeto InPROVE resultarão ferramentas que vão permitir às universidades argelinas aplicar a VAE e, dessa forma, reconhecer as competências adquiridas através de experiências profissionais.

Instituições Parceiras País organização
Université de Montpellier França IES
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) Argélia Orgão público
Université M’Hamed Bougara Boumerdès Argélia IES
Université Aboubekr Belkaïd Tlemcen Argélia IES
Université  du 8 Mai 45 Guelma Argélia IES
Université Saad Dahleb Blida 1 Argélia IES
Université Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem Argélia IES
Université Larbi Ben M’Hidi Oum El Bouaghi Argélia IES
Université de Perpignan Via Domitia França IES
Universitat de Barcelona Espanha IES
Universidade do Porto Portugal IES
Office Wallon de la Formation professionnelle et de l’Emploi Belgica Orgão público
Arches França Empresa

L’une des premières activités des partenaires européens consiste à formaliser un recueil des bonnes pratiques en matière de VAE, basé sur l’expérience acquise dans les quatre pays représentés dans le consortium (France, Belgique, Espagne et Portugal), mais intégrant également si besoin des exemples de réussites dans d’autres contextes, tant européens qu’internationaux. Ce recueil, et son pendant côté algérien, servent de point de départ lors des discussions devant aboutir à la définition de la stratégie la plus appropriée pour introduire la VAE au sein des universités algériennes. Tous les partenaires européens participent à ces débats.

Visitas de estudo SemináriosFormaçãoJornadas de disseminação

De plus, en complément des activités mentionnées ci-dessus, les partenaires universitaires européens accueillent dans leurs établissements les personnels algériens impliqués dans le projet pour des visites d’études ou d’immersion dans le but de les sensibiliser à la pratique de la VAE au quotidien et de leur montrer le fonctionnement des services.

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) est le partenaire central du projet. Tel que déjà mentionné, il est à l’origine de la demande pour une expérimentation de la VAE dans le cadre de l’enseignement supérieur.

Il appuie de manière très significative les développements devant conduire à une proposition de méthodologie. Il analyse en particulier la conformité des propositions au vu de la réglementation existante. Il valide les propositions de structuration au regard des textes, tout en prenant en compte d’autres contraintes pouvant émaner directement de l’Administration.

D’un point de vue pratique, il participe à toutes les assemblées générales et à tous les séminaires ayant pour objectif principal de faire des propositions. Vecteur de proposition, il peut également lorsque la situation l’impose attirer l’attention des autres participants sur des obstacles potentiels, voire des impossibilités et des lignes rouges infranchissables.

Il reste également en contact permanent avec le Comité de Pilotage afin de s’assurer que les deux parties restent en permanence à l’écoute l’une de l’autre en particulier lorsque des décisions stratégiques sont envisagées.

En fin de projet, au vu des résultats, il décide des suites à donner à la phase expérimentale. Il peut alors proposer, si nécessaire, une évolution des textes législatifs en vigueur afin d’assurer une totale compatibilité avec les propositions du projet

Les lots 1 (Préparation), 2 (Développement) et 4 (Dissémination et Exploitation) sont placés sous la responsabilité de 3 universités algériennes (respectivement UGU, UABT et UMBB) ayant une compétence reconnue en matière de mise en œuvre de projets européens, le lot 3 (Assurance et Contrôle Qualité) étant géré par ARCHES et le lot 5 (Gestion) par l’UM, coordinateur du projet.

Le projet intègre des activités de formation, incluant des transferts de savoirs et de compétences. Ces activités (sous-lots 1.4, 2.3 et 2.8), confiées aux partenaires européens, sont organisées

systématiquement en Europe. Chaque institution organise l’une des cinq sessions, les sessions relatives à 1.4 et 2.8 étant dédoublées afin de limiter le nombre d’apprenants algériens en vue d’assurer une meilleure interactivité.

Le projet inclut également des séminaires et des ateliers de travail (sous-lots 2.1, 2.2, 2.6, 2.7 et 4.3) organisés systématiquement en Algérie. Chaque université algérienne organise l’un des six évènements, l’atelier 2.7 étant lui aussi dédoublé, là encore pour limiter le nombre de participants.

Les partenaires européens assurent également en Europe toutes les sessions de formation. Ces formations, placées sous la responsabilité pédagogique du FOREM (formation à l’écriture des parcours pédagogiques en termes de compétences), de l’UPVD (formation des conseillers VAE) et de l’UM (formation à l’évaluation des compétences), impliquent toutes les universités européennes, soit à titre d’organisateur, soit à titre de soutien aux responsables pédagogiques.

Afin d’atteindre les objectifs spécifiques détaillés section D2, le projet InPROVE va mettre en œuvre une succession d’étapes logiquement organisées dans le temps et incluant des activités correspondant à: une mise à niveau de l’état de l’art et un partage de bonnes pratiques, des spécifications, des formations, des préparations de cas pratiques, des tests de conformité, des expérimentions, ainsi que des actions de dissémination et de pérennisation.

Dès le démarrage du projet, un état des bonnes pratiques en matière de VAE sera compilé par les partenaires européens. Cet état ne se limitera pas nécessairement aux situations des pays européens représentés dans le consortium. Il pourra également prendre en compte d’autres approches, tant européennes qu’internationales. Dans le même temps, l’analyse des expérimentations de la VAE déjà menées en Algérie par d’autres ministères (des exemples ont été donnés en section D1) seront documentées. Afin de compléter cette première étape, des visites d’études au sein des services traitant de la VAE dans les institutions européennes seront organisées à l’attention des partenaires algériens. Ces trois activités feront l’objet de rapports.

Ces rapports seront analysés et débattus lors de séminaires impliquant l’ensemble des participants au projet, y compris le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Ces travaux serviront de base à la définition de la stratégie la plus appropriée pour introduire la VAE au sein des universités algériennes. En pratique, ils déboucheront sur des propositions de procédures d’organisation générale et de validation de la VAE, adaptées au contexte de l’Algérie. Les procédures seront remises au Ministère en vue d’une validation formelle. De plus, un portail numérique sera développé afin de faciliter la gestion pratique des futures candidatures dans le respect des procédures.

Des sessions de formation seront également organisées, à l’attention des partenaires algériens. Tel que déjà mentionné, la mise en place de la VAE implique la disponibilité de conseillers VAE compétents ainsi que d’enseignants chercheurs référents capables d’une part d’écrire les formations universitaires en termes de compétences et d’autre part d’évaluer les compétences professionnelles. Or, la culture de la professionnalisation n’est pas encore complètement établie dans les universités algériennes qui, le plus souvent, ne disposent pas des ressources humaines appropriées. Dans ce contexte, trois activités de formation correspondant aux besoins spécifiques (conseil, écriture, évaluation) sont planifiées. Ces formations sont toutes prévues en Europe afin d’offrir aux participants algériens d’une part un environnement serein exempt de contingences perturbantes et d’autre part des possibilités additionnelles d’échange avec leurs pairs. De plus, et compte-tenu de l’importance d’une mise en situation dans ce cas précis, la formation théorique des conseillers VAE sera complétée par une visite d’immersion réalisée au sein des universités européennes.

Lorsque les enseignants algériens auront été formés à l’écriture des parcours pédagogiques en termes de compétences, ils pourront commencer à transcrire les formations retenues à titre expérimental dans le cadre d’InPROVE comme étant susceptibles d’être ouvertes à la VAE. Lors de cette phase de développement, les partenaires algériens pourront, selon leurs besoins, être épaulés par les partenaires européens. A l’issue de ce travail mené localement, des ateliers globaux organisés en Algérie, avec la participation des partenaires européens, permettront de finaliser les différentes transcriptions proposées.

Afin de valider l’ensemble du dispositif avant le lancement des expérimentations, une courte période de test sera mise en œuvre sur chaque formation susceptible d’être ouverte à la VAE. Lors de cette étape, des candidatures « fictives » seront testées. A cet effet, les partenaires universitaires européens mettront à la disposition du projet des dossiers de candidatures réelles. Chacun de ces dossiers devra passer et valider toutes les étapes définies dans les procédures. Cette étape sera mise à profit pour corriger les éventuelles incohérences et lever les dernières incompréhensions pouvant subsister dans l’interprétation des procédures.

A l’issue des tests, la procédure de VAE développée dans le cadre du projet sera mise en œuvre à titre expérimental sur des candidatures réelles au cours de la dernière année du projet. Chaque formation ouverte à la VAE dans le cadre du projet devra, au minimum, faire l’objet d’une candidature. Les partenaires universitaires européens seront invités à contribuer aux jurys d’évaluation des candidatures, sous une forme restant à définir. Cette mise en œuvre est particulièrement critique, car elle conditionne le succès final du projet. Elle fera l’objet d’un suivi étroit, en particulier en termes de contrôle qualité.

Les résultats de chacune des étapes évoquées ci-dessus seront analysés et évalués par le Comité de Pilotage tant en termes de contenu par rapport à leurs cahiers des charges, qu’en termes de qualité. L’achèvement satisfaisant d’une étape (“milestone”) sera un prérequis pour le démarrage de l’étape suivante.

Au-delà des activités de gestion et de contrôle de la qualité, des actions relatives à la dissémination et à la pérennisation des résultats complètent la mise en œuvre du projet. Ces actions visent d’une part à rendre le projet et ses résultats visibles et attrayants afin que le dispositif de VAE devienne connu du plus grand nombre et attire de nombreux candidats de qualité, et d’autre part que les procédures et ressources mises en place dans le cadre du projet puissent être facilement réutilisées afin d’ouvrir la VAE à d’autres formations au gré des besoins.

 

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